Test – Clavier MSI Vigor GK40 Gaming

Whoua ! Ça fait un petit moment que je n’ai pas fait de tests hardware ! Après les tests du PC MSI Aegis 3 testé il y a un an, puis de la souris MSI Clutch GM 70, il est temps de passer sur un clavier, toujours de la même marque, afin de boucler la boucle. C’est parti pour mon avis concernant le clavier MSI Vigor GK40 Gaming, toujours prêté par MSI.

Autant le dire tout de suite : je dispose du même clavier depuis 2013, avec un touché plat un peu comme sur PC portable, faisant très peu de bruit. J’adore cette sensation et c’est aussi très pratique pour quelqu’un comme moi, qui écrit beaucoup, et souvent tard le soir. Mais s’il est très bien pour de la bureautique, je ne peux pas en dire autant pour le jeu : jouer à Doom est par exemple pas hyper top au niveau des sensations de jeux, même si ce n’est pas non plus hyper dérangeant. C’est là qu’entre en jeu MSI et son clavier.

Ergonomie et Design

Avant de parler de parler technique, jetons un œil sur le design. Comme d’habitude avec la game gaming de MSI, l’esthétique globale est très agressive et le clavier en impose de par ses dimensions de 472 x 207 x 39 mm, ce qui me change pas mal de mon clavier faisant 455 x 195 x 10 mm. Du côté du poids, on ne peut pas dire qu’il fait dans l’extrême et je pensais d’ailleurs, à la vue de la bête, qu’il allait allègrement dépasser les 2 kg. Et bien non, on se retrouve avec un périphérique assez léger, avec ses 1056 gr. Un poids léger, mais assez lourd pour rester bien en place sur le bureau, aidé par des rehausseurs sentant la robustesse, un repose-poignets discret mais efficace, et des petits coussinets sur le dessous pour éviter tout dérapage.

Pour le reste, MSI garde son idée que tout doit ressembler à un truc du futur, avec des lignes très droites, des coupes franches et une impression d’agressivité. A bien regarder l’ensemble des designs de la marque, on dirait presque que MSI est le penchant Lamborghini du PC. Perso, j’aime beaucoup, mais ça fait vraiment très stéréotypé gamer.

Aussi, les matériaux utilisés semblent assez costaux. Ça ne respire pas forcément la puissance à tous les niveaux, puisque nous sommes sur une base complète de plastique, mais le tout semble assez bien fini pour durer dans le temps. Evidemment, pour les besoins du test, je n’ai pas lâché le clavier par terre, ni ne suis parti en vadrouille avec… Donc à ce niveau-là, je n’en sais rien. A noter que le cordon USB est un cordon tressé.

Enfin, la position des mains se fait de manière assez confortable, malgré la hauteur des touches. Pour moi, je peux vous assurer que c’est grand changement ! Ah oui, et puis, il est résistant à l’eau. Pareil, je n’ai pas osé tester le « oups, j’ai renversé mon verre d’eau », mais on va faire confiance à MSI. Ou alors sur le fait que vous n’êtes pas assez bête pour laisser un verre d’eau juste à côté.

Prise en main

Autant le dire tout de suite : j’ai eu vachement de mal. Habitué à un clavier aux touches plates depuis déjà 5 ans, retourner sur un clavier aux touches hautes est un réel problème pour moi. J’ai dû passer quelques heures avant de m’y habituer, et forcer de constater que c’est plutôt pas mal. On dirait vraiment un clavier mécanique, comme celui que j’utilisais quand j’étais au lycée pour jouer à Quake III Arena, dans ma salle LAN préférée (ah oui, ça n’existe plus en 2018, dommage). Mais, au fur et à mesure de l’utilisation du MSI Vigor GK40 Gaming, je me suis rendu compte que ce n’était pas un clavier mécanique, mais bien un clavier à membrane. Ce n’est pas vraiment dérangeant pour le néophyte, mais pour quelqu’un qui a déjà ressenti le toucher d’un clavier mécanique, le résultat est assez direct.

Concrètement, on sent bien des différences par rapport à un clavier mécanique, à commencer par la course des touches, qui s’est très vite fait ressentir lors de l’écriture d’un papier sur Word. Le retour de certaines touches est assez lent, alors qu’un clavier mécanique n’a pas ce problème, puisque le de retour des touches est plus rapide et surtout, constant.

Je note aussi que, bizarrement, le clavier est assez bruyant. Généralement, on opte pour un clavier à membranes parce que c’est justement bien plus silencieux qu’un clavier mécanique qui fait un bruit très spécial lorsque l’on appuie sur une touche. Honnêtement, j’ai même évité de l’utiliser le soir, n’habitant pas seul et ne voulant pas réveiller ma moitié.

Mais, et je me dois de me positionner en fonction du client, le MSI Vigor GK40 Gaming est au prix de 60€. Et pour ce prix, vous n’avez aucun moyen de vous offrir un clavier mécanique pour le jeu. Du coup, ce clavier s’oriente vraiment vers les joueurs et joueuses débutant.es, qui n’ont jamais goûté aux joies d’un clavier mécanique. Cela n’en fait pas un défaut, mais réellement un excellent bon point. De plus, la hauteur des touches, comme sur un clavier mécanique, donne un réel avantage au Vigor GK40 pour le jeu, contrairement à mon clavier qui est tout plat.

Gadgets et trucs lumineux

Une fois n’est pas coutume, MSI a opté pour une tonne de gadgets, parfois utiles, parfois beaucoup moins. Je commence tout de suite par la bonne idée, avec une touche Mode Gaming (Fn + F11), permettant de désactiver la touche Windows. L’intérêt ? Et bien, celle d’éviter tout simplement un retour bureau lors d’un jeu, suite à une erreur de placement… Rigolez pas, ça m’est arrivé un milliard de fois. Je note aussi une fonction Anti-Ghosting, aussi très importante, puisqu’elle permet au clavier de gérer la pression de plusieurs touches en même temps, sans provoquer d’erreurs. Concrètement, on peut appuyer sur 20 touches en même temps, avant de faire déconner le clavier à la 21ème. Perso, j’ai 10 doigts, donc ça passe large. Pour le reste, on est dans le classique, avec des touches multimédias en 2nd options des touches Fx. De mon côté, j’en ai 12 sur mon clavier et je ne les utilise jamais…

Un clavier gaming sans lumière n’est plus un clavier gaming ! Et pour le coup, MSI a fait dans l’extravagance, avec un rétroéclairage LED RGB multicolore et une gestion de la luminosité, le tout avec 6 zones de rétroéclairage, 8 effets de lumière, 4 niveaux de luminosité et 9 vitesses de rétroéclairage. En gros, c’est le feu d’artifice dans ton bureau ! Mais évidemment, tout cela est programmable, notamment via le logiciel Mystic Light, qui est en téléchargement gratuit sur le site de MSI. Il s’agit du même logiciel que j’avais utilisé pour jouer avec les lumières du PC MSI Aegis 3 et de la souris MSI Clutch GM 70, ce qui est vraiment pratique quand vous avez un matériel full MSI. Concrètement, ce soft permet de gérer toutes les lumières de tous les périphériques de la marque et donc d’homogénéiser un peu le tout en fonction de vos goûts. Je passe vite fait sur l’interface du soft, que je ne trouve pas folle, mais Mystic Light a au moins l’avantage de faire le job facilement. Ensuite, libre à vous de jouer avec tout ça. Je suis juste un peu déçu des zones de lumières. J’aurais bien aimé, par exemple, éclairer uniquement les touches dont j’ai besoin. Par exemple, Z, Q, S, D et la barre espace pour mes déplacements, puis E, R, F avec une autre couleur, etc. Là, ce n’est pas faisable. Ou alors je n’ai juste pas trouvé.

Conclusion

Avec pas mal de très bons arguments, le MSI Vigor GK40 Gaming fait le job et conviendra à un paquet de personnes. Mais il faut aussi être un peu réaliste : il a le clavier entre deux chaises. Ce n’est pas un clavier destiner à faire de la dactylo, mais ce n’est pas non plus clavier purement gaming, à cause de sa technologie à membranes. Son prix de 60€ n’est pas élevé, mais on trouve aussi des claviers mécaniques pour ce prix, ce qui le place clairement en concurrence. Il semble donc que ce clavier soit une affaire de choix. Si vous aimez le design, que vous possédez un PC, une souris et un écran MSI, c’est certainement un excellent choix, au moins pour débuter. Pour le reste, je pense qu’il vaut mieux s’orienter vers une gamme plus haute, en clavier mécanique.

Frostis Advance

Blogueur Nantais, mais rédacteur sur Factornews.com, pilier chez NintenDomaine.com, organisateur de 3DS in Nantes. Je suis aussi sys admin dans la vraie vie, fan de comics, musiques, cinéma, de LEGO, etc... bref, de bien trop de choses.

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