Lundisque #04 – Radiohead : OK Computer OKNOTOK 1997 2017

Et hop, c’est parti pour ce 4ème Lundisque ! Le 3ème était peut-être un peu trop brutal pour vos petites oreilles, mais je suis certain que vous avez aimé. Cette fois-ci, je vous propose un peu de rock alternatif, un truc léger et calme, que vous connaissez certainement. Parce qu’à part être entré dans une grotte en 85 et ne pas l’avoir quitté, vous connaissez forcément Radiohead.

Radiohead : OK Computer OKNOTOK 1997 2017

Comment ne pas connaître ce 3ème album du groupe Radiohead ? Comment être passé à côté de OK Computer, sorti en 1991 et vendu à un peu plus de 4,5 millions d’exemplaires ? Franchement, c’est dur. Ou alors faut aimer écouter de la soupe (et c’est certainement le cas pour pas mal de monde). Alors oui, OK Computer n’est pas forcément l’album parfait pour animer une soirée. C’est un album qui s’écoute pépouze en étant affalé sur un canapé, le tout en regardant le ciel ou en étant enlacé avec sa moitié. D’ailleurs, encore une fois, merci à ma copine et à ses goûts musicaux parfaits, qui a su repérer dans l’actualité que Radiohead allait faire une réédition de cet album en y ajoutant quelques nouveautés. Perso, j’étais passé à côté.

Pour ce 3ème album sorti le 16 juin 1997, on retrouve évidemment tout le beau monde qui compose ce groupe de légende, à savoir Thom Yorke (chant, guitare et piano), Jonny Greenwood (guitare, divers autres instruments, arrangements), Colin Greenwood (basse), Ed O’Brien (guitare et chœurs), Phil Selway (batterie) et Nigel Godrich (co-producteur). Je précise bien co-producteur pour Godrich, puisque le groupe avait carrément décidé de s’auto-produire. Mais un peu d’aide ne fait pas de mal, surtout qu’en 97, ce n’était pas une chose courante. D’ailleurs par la suite, Godrich deviendra le principal co-producteur de Radiohead. Presque un 6ème homme.

En étant libre de faire ce qu’ils voulaient et surtout après les succès des deux premiers albums Pablo Honey (1993) et The Bends (1995), le groupe a décidé d’aller enregistrer cet album un peu loin de tout, notamment au St Catherine’s Court, un manoir à Bath, ainsi que dans l’Oxfordshire (pour le début, mais c’était pourri). Pour la petite histoire, ce manoir appartient à Jane Seymour. C’est donc grâce à la baraque de « Docteur Quinn, femme médecin », que Radiohead a pu enregistrer OK Computer. D’ailleurs, ils ont pas mal profité du lieu, en enregistrant par exemple les parties vocales de « Exit Music (For a Film) » dans une cage d’escalier en pierre, ou encore pour « Let Down » dans une salle de danse vers 3h du mat’.

A la première écoute de OK Computer, on est forcément submergé par cette ambiance très progressive. Que ce soit la voix Thom Yorke absolument envoûtante, les solos de guitare ici et là, la basse et la batterie battant le rythme, tout est pas loin du parfait. Pour autant, il faut tout de même l’écouter plusieurs fois pour bien comprendre l’album, qui n’est pas composé de choses très simplistes. C’est pas du « pam pam poume, pam pam poume, guitare, pam pam poume, etc ». On est bien souvent complètement bousculé, un peu comme certains albums de Queen. Et que dire du message, des paroles ? Si beaucoup pensent que Radiohead chante l’amour et les petits oiseaux, on en est tout de même assez loin. L’album entier traite les aspects négatifs de notre société. Et encore, on n’était qu’en 97 ! Hyper en avance, le groupe écrit des paroles sur le malaise social (coucou les réseaux sociaux qui sont arrivés ensuite) le consumérisme (comment ça la société de consommation ?), le malaise politique (wala wala…),etc.

Le premier morceau, « Airbag » parle par exemple d’une personne venant d’être sauvée d’un accident de voiture grâce à un airbag, mais qui renaît via une explosion interstellaire, en plein milieu d’une nouvelle guerre mondiale, afin de sauver la Terre. Le second morceau est certainement l’un des plus connus, « Paranoid Android », me fait penser à du Queen, David Bowie ou même Pink Floyd dans sa construction. Pendant 6:23 minutes, on se retrouve avec un morceau totalement fou changeant de rythme et même carrément de morceau, dans le sens où celui-ci est clairement découpé en trois. Une pure merveille, tout comme la plupart des morceaux de OK Computer. Je pourrais parler de tous les morceaux un peu plus précisément, mais je pense que je vais me contenter de terminer sur « Karma Police », tube planétaire. Le contexte est ici pleinement connu, avec une sorte de police du karma, un big brother avant l’heure, souhaitant contrôler les esprits et la morale de tout le monde. Un titre certainement très inspiré du livre 1984 de George Orwell, qui est là, dans la collection de livre de ma copine et qui me dit presque tous les jours « lis moi, mon petit ! ».

Ah mince ! Faut que je parle aussi de « No surprises », parce que merde, les paroles, la mélodie, tout est parfait. Pourtant, c’est encore une fois pas hyper joyeux, à base de « A job that slowly kills you », « You look so tired and unhappy », « Bring down the government », « A handshake of carbon monoxide », etc. Ce qui est d’ailleurs assez drôle d’entendre cette musique dans pas mal de films ou séries assez joyeuses.

OK Computer est sensiblement une petite merveille, tant au niveau de la production, que des paroles ou de la musique. On est pas dans le rock un peu con-con (que j’écoute hein, faut pas se m’éprendre), mais plutôt dans le rock intelligent, posant un vrai message et des questions sur nous, sur notre société, sur « qu’est-ce qu’on fout là en fait ? » ou tout simplement sur ce qui est important dans la vie. Avec cet album, Radiohead propose quelque chose de compliqué et difficile, mais pourtant, le succès a été au rendez-vous. Comme quoi, on est pas obligé de faire de la soupe sans savoir pour toucher le grand public.

Vinyl Limited Edition

Date de sortie : 23 juin 2017
Durée : 1h32:25
Format : triple vinyles 180 Gram

A1 – Airbag – 4:44
A2 – Paranoid Android – 6:23
A3 – Subterranean Homesick Alien – 4:27
B1 – Exit Music (For A Film) – 4:24
B2 – Let Down – 4:59
B3 – Karma Police – 4:21
C1 – Fitter Happier – 1:57
C2 – Electioneering – 3:50
C3 – Climbing Up The Walls – 4:45
C4 – No Surprises – 3:48
D1 – Lucky – 4:19
D2 – The Tourist – 5:24
E1 – I Promise – 3:59
E2 – Man Of War – 4:29
E3 – Lift – 4:06
E4 – Lull – 2:25
E5 – Meeting In The Aisle – 3:07
F1 – Melatonin – 2:08
F2 – A Reminder – 3:52
F3 – Polyethylene (Parts 1 & 2) – 4:22
F4 – Pearly* – 3:38
F5 – Palo Alto – 3:51
F6 – How I Made My Millions – 3:07

20 ans. OK Computer a eu 20 ans cette année et Radiohead a décidé de ressortir l’album en version remasterisé avec pas mal de bonus ! Evidemment, avec ma copine, on a craqué pour l’édition vinyle, sans partir dans le délire de la « boxed edition » que propose le groupe à 120€. Celle qu’on a peut se trouver pour 30€ environ un peu partout ou directement sur le site officiel oknotok.co.uk. Petite déception tout de même, parce que si le packaging est vraiment beau, j’aurais aimé des vinyles colorés et non juste noirs. Mais bon, on ne peut pas tout avoir !

On se retrouve avec un album qui tabasse composé de 23 titres, soit 11 de plus que l’orignal. Bah oui, Radiohead a été sympa et a rajouté des morceaux à chaque réédition de l’album et des nouveautés. Concrètement, c’est exactement 8 « faces B » de singles et 3 vraies nouvelles chansons.

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Frostis Advance

Blogueur Nantais, mais rédacteur sur Factornews.com, pilier chez NintenDomaine.com, organisateur de 3DS in Nantes. Je suis aussi sys admin dans la vraie vie, fan de comics, musiques, cinéma, de LEGO, etc… bref, de bien trop de choses.

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