Test – Casque SteelSeries Arctis 3

En fin d’année dernière, Steelseries a lancé une nouvelle gamme de casque appelée Arctis. Trois nouveaux casques gaming, disposant de performances identiques mais avec quelques trucs différents ici et là. Dans notre cas, on va se pencher sur l’Arctis 3, que j’ai reçu en début mars. Et après deux gros mois d’utilisation, il est plus que temps de donner un avis !

Arctis 3 : un design élégant

L’Arctis 3 est bien loin des standards de casques gaming. Ici, pas de loupiottes, pas de grip ou de couleurs militaires. Ce casque est bien plus passe partout, avec un design épuré en deux coloris (noir ou blanc), des contours ronds et disposant d’un double arceau bien pratique. Pensé pour les longues sessions de jeu, ce double arceau se compose d’une partie rigide comme n’importe quel casque, mais aussi d’une partie en tissu élastique provenant de la même matière utilisée pour les masques de ski. Celle-ci est d’ailleurs réglable grâce à une partie en velcro et même totalement détachable pour partir à la machine à laver. C’est tout con, mais comme ce bout de tissu sera sur votre tête pendant de longues heures, un coup de nettoyage ne lui fera pas de mal. Et si vous souhaitez tout de même faire du kéké tuning de casque, Steelseries propose d’autres couleurs pour 19,99€.

La gamme Arctis disposent de haut-parleurs avec coussinets AirWeave, englobant la totalité de l’oreille. Le tissu maillé est assez aéré, confortable, et surtout, ne chauffe pas au bout de quelques minutes. Je me suis même surpris à oublier que j’avais un casque après quelques longues sessions de jeu, même avec ses 290 gr. Côté isolation, c’est du bon. Le constructeur a rajouté de la mousse sur la bordure extérieure des HP, ce qui atténue fortement le bruit, mais sans non plus se couper du monde à 100%. Petit défaut tout de même concernant le revêtement utilisé pour les oreillettes, qui est assez « accrocheur ». En gros, et ça se voit sur mes photos, les poils de chats s’accrocheront très vite.

Sur le côté gauche du casque, on retrouve le micro. Heureusement, ce dernier peut se rétracter comme un escargot, donc on peut vraiment prendre ce casque pour écouter de la musique dans un parc sans passer pour un con. Par contre, je trouve que la gaine du micro est un peu trop souple. Du coup, il est assez difficile de placer précisément le micro à côté de la bouche.

On trouve aussi une molette, pour augmenter ou baisser le son indépendamment du système (PC, consoles ou mobiles), placé sur l’arrière de l’oreillette. Si cette molette se trouve vraiment très facilement, ce n’est par contre pas le cas du bouton on/off du micro, qui est presque introuvable lorsque celui-ci est sorti.

Des performances au top !

J’ai l’impression qu’avec cette gamme, Steelseries souhaite ne pas être placé dans la case « casque gaming ». Le principal reproche que l’on peut faire à ce genre de casque est que les basses sont bien souvent trop appuyées, trop fortes afin de créer un effet « boom boom » dans les FPS. Le constructeur a d’ailleurs choisi d’utiliser les mêmes transducteurs haut de gamme sur tous les modèles de la gamme Arctis. En gros, les performances sonores sont les mêmes sur le 3, le 5 ou le 7. Et ça s’entend ! Si la reproduction du son surround virtuel 7.1 n’est pas trop mal, l’Arctis 3 tire vraiment son épingle du jeu (par rapport aux autres casques gaming) sur la finesse de ses basses qui savent se faire petites, pour laisser les mediums et aigus s’exprimer convenablement.

Concernant le micro, je l’ai surtout utilisé sur PC au boulot (via Skype Enterprise). Avant toutes choses, il faut savoir que Steelseries a inclus dans la boîte du casque une carte avec un code, afin de s’inscrire et d’utiliser le logiciel SteelSeries Engine, permettant de customiser un peu le son et les performances. C’est d’ailleurs à ce niveau que la partie antibruit du micro peut s’activer.

Concrètement, le micro est de type bidirectionnel, un peu comme sur les smartphones utilisant deux micros. Du coup, le micro analyse la voix et les bruits extérieur, pour diminuer au maximum les bruits annexes. Ça marche plutôt bien, même en étant à côté d’un collègue. Par contre, cela ne fonctionne que sur PC ! Sur console, le micro sera de base, donc sans SteelSeries Engine.

 

Peu de connectiques, mais une bonne compatibilité

De ce côté-là, l’Arctis 3 est un peu moins bien servi que ses collègues 5 et 7. Le casque ne peut se connecter qu’en filaire, via un câble modulable. Ce câble peut en effet se terminer par une rallonge avec un jack 3,5 mm 4 pôles ou une autre rallonge avec un double jack 3,5 mm, histoire de pouvoir utiliser le micro sur un PC. Quant au port mini jack se trouvant sur l’oreillette gauche, il sert à partager le son avec un autre casque. Assez particulier, mais pourquoi pas. La différence de gamme se trouve donc ici, puisque les Arctis 5 et 7 proposent aussi un connecteur USB, et même une connexion sans fils pour le 7.

Pour ce qui est de la compatibilité, aucun problème. J’ai testé le casque sur PC, Xbox One, PS4, Switch, 3DS, PS Vita, smartphone Honor 7 et même directement sur mon ampli. Tout est parfaitement compatible.

Conclusion : alors, bien cet Arctis 3 ?

Avec le SteelSeries Arctis 3, le constructeur Danois propose un casque au design plutôt et aux performances vraiment cool pour un produit vendu 99€. Tout n’est malheureusement pas au top, comme le fait que beaucoup d’options ne sont utilisables que sur PC comme la réduction du bruit via le micro. Mais il fait largement le job et se positionne comme un casque de choix pour les joueurs un peu nomades, souhaitant un casque performant qui ne ressemble pas à une 205 GTI Tuning. Personnellement, il ne me lâche plus quand je suis avec ma Nintendo Switch !

Frostis Advance

Blogueur Nantais, mais rédacteur sur Factornews.com, pilier chez NintenDomaine.com, organisateur de 3DS in Nantes. Je suis aussi sys admin dans la vraie vie, fan de comics, musiques, cinéma, de LEGO, etc... bref, de bien trop de choses.

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