Sucker Punch

J’ai été voir Sucker Punch ! Ouais je sais, je suis un peu à la bourre, parce qu’il est en salle depuis le 30 mars. Mais chui comme ça moi, j’aime bien aller voir des films quand il n’y a personne dans la salle. Bref, ce film est le dernier bébé de Zack Snyder. Si ce nom ne vous parle pas, voici ce que ce mec (qui faisait de la pub avant de faire du cinéma) a fait :

2004 : Dawn of the Dead (réalisateur)
2007 : 300 (réalisateur et scénariste)
2009 : Watchmen (réalisateur)
2010 : Legend of the Guardians: The Owls of Ga’Hoole (réalisateur)
2011 : Sucker Punch (réalisateur et scénariste)
2012 : Superman: Man of Steel (réalisateur)

Pas mal hein ? Bon, il n’y a que le machin des chouettes que j’ai pas vu et qui ne m’a pas donné envie, mais le reste est plutôt cool. En tout cas jusqu’à Sucker Punch. En effet, le petit Zack est parti dans un gros délire sans queue ni tête. En gros, voici le pitch avec des spoilers et mes impressions.

Tout commence dans une maison, où on y découvre deux sœurs qui viennent de perdre leur mère. Celle-ci morte dans son lit, le beau père s’est dit qu’il allait hériter de toute sa fortune. Manque de bol, la mère a tout légué, via son testament, à ses deux filles. Une chose qui a un peu énervé le bonhomme ! Il a donc tué la plus jeune et a réussi à faire accuser la plus âgé de ce meurtre. Elle se fait enfermer dans un asile psychiatrique, et le beau père s’arrange avec le responsable de cet asile, Blue Jones, pour qu’elle se fasse lobotomiser. Mais il faut cinq jours d’attente pour cette intervention, par un certain High Roller.

30 minutes pour poser les bases, et j’peux vous assurer que c’est lent.

Tout d’un coup, alors que le fameux Blue demande à une des nanas de l’asile (une dingo) de faire visiter les lieux à la nouvelle venue, tout bascule. On se retrouve dans une sorte de cabaret des années 50, et tous les personnages rencontrés jusqu’à présent change de « vie ». Blue Jones devient le patron des lieux, Mme Gorski, la thérapeute de l’asile devient une chorégraphe, et les quatre nanas deviennent Sweet Pea, Rocket (sa sœur), Blondie et Amber. Quant à la nana principale, elle porte le nom de Babydoll.

OKAY ! Zack, il faut que tu arrêtes de suite de fumer de l’herbe. Apparemment, ça te fait beaucoup trop de mal. Mais bon, pourquoi pas, ça peut mener à une histoire vraiment top. Sauf que non.

En effet, Babydoll découvre quand dansant comme une pouf (on ne l’a voit jamais danser d’ailleurs), elle se retrouve dans une sorte de « second monde », dans lequel elle est super forte et où elle doit combattre différents ennemis avec les quatre autres nanas.

Et dans sa première danse, sa première bataille donc, elle fait la connaissance d’un mec. Une sorte de guide, qui lui dit qu’elle doit réussir à trouver cinq objets pour sortir et retrouver sa liberté : une carte (le plan de l’asile), du feu (un briquet), un couteau (qu’elles choperont en cuisine), une clé (le Leeloo multipass de Blue). Quant au cinquième élément, Babydoll devra se démerder pour le découvrir elle-même. Je vous préviens, c’est un truc supra bateau.

Là, je peux vous assurer qu’on est dans le n’importe quoi. Le film mêlant trois lieux différents : l’asile, le cabaret et les batailles. Ca aurait pu donner un truc classe, un peu comme dans Matrix avec la Matrice et le monde réel, mais non, c’est totalement raté. De plus, les dialogues sont totalement foirés, le jeu des actrices n’aide pas à rendre le tout intéressant et la morale finale est plus que naze. On se fait chier, et ce, pendant 1h50.

Malgré tout, Zack est arrivé à me réveiller de temps en temps et à ne pas me faire quitter la salle pour une seule et unique chose : les scènes d’actions avec des nanas canon (enfin, plus ou moins, faut aimer les délires genre jeune écolière et femme en uniforme). Très franchement, c’est incroyablement beau. On voit que le bonhomme est à fond dans l’artistique, la photographie, la mise en scène et les effets spéciaux. Et même si certaines scènes de combat sont super clichés (genre je m’amuse à faire des tourbillons à l’horizontale pour éviter des balles), le tout rend plutôt bien.

Avec ça, Sucker Punch aurait pu être bien. Genre le film de l’année. Mais non, c’est de la merde.
J’ai préféré Lesbian Vampire Killers, que j’ai vu cette après-midi. Au moins, c’était drôle.

One Reply to “Sucker Punch”

  1. Etrangement, j’ai trouvé ce film bien bien naze… mais j’ai plutôt aimé.
    En fait, si je devais faire une critique je serai incapable de faire ressortir une quelconque qualité, mais je concluerai positivement x)

    Les scènes d’action m’ont bien gavé perso, l’esthétique ultra chargée me fait penser à mes débuts dans le monde du graphisme… au collège. Elles manquent aussi de lisibilité et n’est dans le découpage pas toujours très clair
    Je pense à la « carte » sur le champ de bataille, envoyée on ne sait comment à 200m de hauteur, alors que le plan précédent nous laissait imaginer qu’il avait été envoyé à 10m, grand max =/

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